Tous les articles dans "Politiques culturelles" :

> l’insoutenable légèreté du ministère de la culture et de la communication.
17 avril 2017

> Un nouveau syndicat CGT pour les personnels des Écoles Territoriales Supérieures d’Art
5 avril 2016

> Culture et Front national.
30 juillet 2015

> contre la fermeture de l’école des Beaux Arts de Perpignan
20 décembre 2014

> À quand un vrai ministère de la Culture dans un vrai gouvernement de gauche ?
19 juin 2014

> Lettre ouverte à François Hollande
21 février 2014

> Je marche pour la culture
14 février 2014

> BUDGET DE LA CULTURE 2014 EN BAISSE
6 novembre 2013

> La place des femmes dans l’art et la culture
23 juillet 2013

> éducation artistique et culturelle
28 mai 2013

> LES 27 RECOMMANDATIONS DE LA MISSION DES DÉPUTÉS SUR LES MÉTIERS ARTISTIQUES
11 avril 2013

> Changer de politique pour l’égalité des droits
11 novembre 2012

> Réponse de François Hollande à l’adresse du SNAPcgt
6 juin 2012

> pétition pour la création artistique
19 mars 2012

> ADRESSE AUX CANDIDATS POUR LES ARTS VISUELS
20 février 2012

> APRES L’INDUSTRIE ET L’UNIVERSITÉ, C’EST AU TOUR DE F. MITTERRAND DE PASSER UN CONTRAT AVEC LE MEDEF SUR LA CULTURE...
15 décembre 2011

> Mécénat culturel : en chute libre.
19 mai 2011

> ENTRETIENS - ATELIERS des arts plastiques - Lettre ouverte du SNAPcgt au Ministre de la Culture
15 mars 2011

> mobilisation contre le Forum ministériel « Culture pour chacun »
19 janvier 2011

> Lettre au ministre de la culture
27 mars 2010

> culture en danger
28 janvier 2010

> La privatisation du regard
10 décembre 2009

> JOLI PAQUET "EXEMPTION SOCIALE" pour les diffuseurs d’oeuvre d’art
12 juillet 2007

> CADEAU DE DEPART DU GOUVERNEMENT UMP AUX GALERISTES : C’est le Ministère de la Culture qui paye la baisse de leurs contributions sociales !
10 avril 2007




© SNAPcgt 2006
conception graphique : GL
réalisation du site : Clm + SPIP
 
puce  Je marche pour la culture
Écrit par Pierre Garçon le 14 février 2014 à 14h45

Prochains rendez-vous nationaux le 12 mars, partout en France.

Mais déjà, de nombreuses mobilisations ont eu lieu : à Paris, jeudi 13 février : occupation du Ministère de la Culture, vendredi 14, occupation de l’Hôtel de Ville de Nantes. De nombreuses initiatives et assemblées générales sont à venir.

je marche pour la culture

Motion à l’issue de la manifestation du 10 février 2014

« Je marche pour la culture »

Ce lundi 10 février 2014, des milliers de personnes ont répondu à l’appel des organisations professionnelles du secteur culturel et sont descendus dans la rue pour défendre la Culture à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse, Nantes, Bordeaux, Montpellier, Rennes, Metz, Clermont-Ferrand et Saint-Denis de La Réunion.

Devant l’effacement de toute ambition culturelle des discours politiques, notamment ceux des élus de gauche qui avaient pu nous habituer à plus de considération pour des valeurs non exclusivement marchandes, Je marche pour la Culture est la mobilisation des professionnels autant que de tout citoyen, usager, habitant qui n’imaginent pas une société sans Culture. Comme cela a été récemment démontré par des études économiques, ce secteur d’activité est l’un des plus dynamiques, par son développement, l’attractivité qu’il suscite et l’épanouissement des citoyens. Il est un important pourvoyeur d’emplois non délocalisables. Il traduit l’âme de notre Nation, son histoire et la diversité de son expression. Par une concentration inédite d’enjeux législatifs, sociaux et financiers, le secteur culturel est à la croisée des chemins. Les prochaines semaines vont être décisives, soit par un nouvel élan salvateur, soit par un démantèlement rapide d’une des richesses de la France.

Dans le cadre d’une nouvelle étape de la décentralisation, à laquelle nous restons attachés pour en avoir été les pionniers, une délégation de compétences à toute collectivité territoriale a été inscrite dans la loi, qui entrainera l’effacement de l’Etat garant républicain et notamment du droit fondamental de l’accès à la culture.

Après les diminutions déjà constatées ces dernières années, de nouvelles baisses, plus drastiques encore, s’annoncent pour les trois prochaines années sur les budgets culturels de l’Etat et des collectivités territoriales.

De même l’audiovisuel public est en danger après des années de sous financement organisé, insupportable en regard des objectifs qui lui sont assignés.

Rien ne garantit non plus que la réforme du régime de sécurité sociale des artistes auteurs aboutisse aux améliorations annoncées, en poursuivant son élaboration de façon incohérente et sans visibilité de son pilotage.

Ainsi, malgré des études qui prouvent le poids économique de notre secteur d’activité et malgré la présentation prochaine au Parlement d’une loi inédite dédiée à la création, le gouvernement n’est pas vraiment au rendez- vous de ces enjeux majeurs pour le développement de l’art et de la culture. Devant tant de renoncements, Je marche pour la Culture est l’occasion de rappeler les mots oubliés de François Hollande en 2012 : « La Culture n’est pas un luxe dont on peut se débarrasser en période de disette... La Culture c’est l’avenir... »

Devant tant de périls, Je marche pour la Culture est l’occasion de rappeler la place singulière de l’art et de la culture dans l’identité et les valeurs de notre pays.

Nous demandons :

-  que le gouvernement s’engage immédiatement à dégeler les crédits du Ministère de la Culture pour l’année 2014 et à préserver ceux des années 2015/2017 ;
-  que la réforme de la décentralisation ne se fasse pas au détriment du rôle de garant républicain de la liberté artistique et de l’équité entre les citoyens et les territoires et garantisse le maintien des DRAC ;
-  que le régime spécifique d’assurance chômage des intermittents soit préservé au sein de la solidarité interprofessionnelle et rendu plus juste et équitable ;
-  la nomination d’un ou une chef(fe) de projet identifié(e) pour construire en concertation avec les organisations professionnelles le projet de la future Caisse d’Assurance Sociale des Artistes-Auteurs ;
-  qu’un plan de développement soit mis en œuvre pour assurer d’une part l’avenir de la création artistique, avec la double préoccupation de l’emploi et de l’attention à tous les publics, et d’autre part, garantir la continuité de l’Etat sur l’ensemble du territoire en allouant des moyens humains à la hauteur des besoins dans les DRAC.

Le 10 février est une première marche, nous continuons à marcher le 12 mars pour nous faire entendre encore plus nombreux !